Le monde a fait comme si rien n'était
Ce matin rien n'a changé
Les hommes continuent de s'entretuer, s'autodétruire au nom du progrès
Les oiseaux ne s'arrêteront pas de voler
Les enfants continuent de jouer ...
Je vois dans mon esprit le monde s'effondrer
Et le soleil me nargue à force de briller
Mais la terre continue de tourner
Et le soleil brille encore...
Il y a tant de vrai dans ces quelques couplets (DAR-K)...
Mais tout d'abord... je souhaitais vous remercier, vous, mes adorables visiteurs, de vos passages et de vos précieux témoignages d'amitié sur mes précédents billets ... vous avez été mes belles éclaircies dans la tempête et cela restera pour toujours, gravé dans ma mémoire ....
Le jardin, lui aussi, a filé son petit bonhomme de chemin même sans l'intérêt habituellement soutenu de sa jardinière ...
Le soleil a quand à lui, poursuivi sans relâche son travail de grand incinérateur ...les campagnols ont excellé dans leur travaux d'extermination de mes plantes favorites... les nuages sont toujours aussi déterminés à ne pas nous arroser de leurs pluies bienfaisantes (trois mois sans eau !!!) et les mares se transforment désormais en grandes flaques où la vie tente tant bien que mal de se maintenir ... et pourtant .... pourtant ... qu'il est bon de se courber pour s'étourdir des fragrances délicieuses de quelques roses conquérantes, d'admirer la vaillance d'une multitude de plantes courageuses, d'observer le vol des oiseaux et les galipettes de la famille écureuil, de se laisser bercer par le chant de la Nature .... bref, qu'il est ressourçant de se promener le long des sentiers du jardin et de regarder la vie s'y écouler paisiblement ...

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| Belle surprise du côté du calycanthus ... Certes, le soleil a eu tôt fait de griller ses jolis petits nénuphars rouges-grenats mais je lui suis reconnaissante du cadeau inattendu de sa seconde floraison ! |
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| Les aster novi belgii s'éveillent doucement et offrent pour la première fois au jard' Ain leurs reflets soyeux (Merci ma petite fée verte !!!)... |
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| Un serpent au paradis ... presque logique !! Mon petit coin de nature possède le sien mais celui-ci ne me fera aucun mal, sauf peut être si on le taquine un peu trop (n'est ce pas Monsieur Jard' Ain ?!!!)... une couleuvre qui se dore au soleil sur la plage improvisée de la grande mare (de plus en plus petite !!! ), pas si courant ..et un peu, un tout petit peu, effrayant ! |
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| De la famille des asteracées, les kaliméris sont de véritables poèmes au jardin ... les floraisons sont très longues et de plus en plus vigoureuses au fil du temps ... ils sont très appréciés par les butineurs et offrent de très jolis moments au promeneur qui prendra quelques instants pour admirer leur gracieuse générosité ... |
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| Le sublime Blush Noisette n'a cessé de parfumer mes promenades depuis le début de la saison ! Malgré son apparence gracile et fragile, c'est un dur qui fleurit à la mi-ombre ... et sans arrosages ! |
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| Je n'ai de cesse de vous vanter ses mérites .... Astronomia me fascine par la beauté de ses fleurs et par l'opulence de sa floraison tout au long de l'été ... |

Cela faisait un petit moment que j'avais repéré ce joli feuillage et j'attendais avec impatience (!!) d'en découvrir les fleurs ! Dame Nature m'a fait le cadeau d'une impatiens de l'himalaya (ou encore balsamine de Balfour) qui, si elle se plait, devient envahissante mais qu'importe car je l' accueille au jardin avec plaisir... si toutefois elle souhaite s'y naturaliser !!
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| Moi qui ne suis pas très "pot", l'expérience de cette année avec les pétunias ne me convainc guère plus !!! Dommage, car j'avais imaginé une belle opulence lilas pour ce vase en fonte mais la canicule a eu raison de mon endurance ... et de celle de ces courageuses qui, malgré tout, se battent pour exister encore et offrir une maigre mais délicate floraison !! |
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| Le pauvre Burgundy Ice n'a pas eu la vie facile ces derniers temps .... tout d'abord, il ne bénéficie que de peu d'heures d'ensoleillement (planté à l'ombre des grands chênes !), il a ensuite été envahie par un exubérant semis spontané de verveine citronnelle puis il a dû faire face à l'assaut d'une gigantesque hosta , subir d' épuisantes séances de chauffe à 38° et enfin, voir ses racines grignotées par des campagnols !!! Et bien malgré tout ça, ce petit rosier n'a cessé de fleurir ! bon, soyons juste, tout au plus trois à quatre fleurs à la fois mais toujours avec la promesse de prochains boutons prêts à s'ouvrir !! |
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| Voici les deux endroits encore à peu près présentables du jardin car même s'ils ne sont plus très fleuris, la lumière y assure toujours le spectacle .... |
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| Et voici celles qui me créent bien du souci ... la petite et la grande mare dont les niveaux baissent chaque jour dangereusement, menaçant ainsi la vie aquatique qui y règne .... j'implore le ciel de laisser quelques petits nuages porteurs d'un grand nombre de perles translucides passer enfin par chez nous !! |

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| Nous conclurons avec le superbe rosier Eyes for You ... Aujourd'hui, lors de ma promenade (très) matinale, j'avais repéré ce joli bouton prêt à éclore et quelques heures plus tard : voici une merveille délicieusement parfumée qui me chavire le coeur ... les roses sont encore plus belles que lors de leur première vague de floraison et je ne sais pas si vous avez constaté la même chose dans vos jardins mais il semblerait que loin d'être affaiblies par cet été éprouvant, la plupart des roses se préparent à offrir pour l'arrivée de l'automne, une magnifique remontée... Les belles n'ont donc pas dit leur dernier mot ... et moi non plus ! |
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Poème du jour :
Tout ce qu'il y avait dans ton regard,
dans tes paroles, dans le son de ta voix, dans tes baisers, dans tes
caresses, les anges seuls pourraient le redire. Quand tu m'as quitté,
j'étais enivré ; je t'ai suivie des yeux, sans sortir de la chambre, à
travers les rues et les murailles ; il me semblait que je te voyais
comme une forme lumineuse et heureuse. Il me restait quelque chose, en
effet, de l'éblouissement de ta présence. Peu à peu cependant, ce beau
soleil de joie s'est éteint dans mon cœur, j'ai regardé autour de moi,
et je suis redevenu triste ; – tu n'étais plus là.
Victor Hugo